Simone Signoret
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En 1959, elle reçoit le prix d'interprétation féminine du festival de Cannes pour son rôle dans le film Les Chemins de la haute ville. Pour ce rôle, lors de la 32e cérémonie des Oscars l'année suivante, elle est la deuxième actrice française récompensée de l'Oscar de la meilleure actrice, après Claudette Colbert, en 1935. En 1978, elle reçoit le César de la meilleure actrice pour son rôle dans le film La Vie devant soi, d'après le roman du même nom de Romain Gary.
Contents
• Cinéma
• Théâtre
• Hommages
• Notes
• Annexes
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Biographie
Origines familiales
Simone Signoret naît le 25 mars 1921 à Wiesbaden en Allemagne sous le nom d'état civil de « Henriette Charlotte Simonne Kaminker »cite-ref-1[1]cite-ref-0-2-0[2] : elle est la fille aînée d'André Kaminker (1888-1961), Français d'origine juive polonaise, alors fonctionnaire civil (juriste) en poste avec les troupes d'occupation française en Rhénaniecite-ref-lemonde-3-0[3], agent de service de restitution industriellecite-ref-1-4-0[4], futur traducteur et interprète de conférence, et de Georgette Signoret (1896-1984)cite-ref-5[5]cite-ref-2-6-0[6], une Française dont le père est un artiste peintrecite-ref-1-4-1[4] d'origine marseillaise.
La jeune Simone Kaminker a ensuite deux frères, Alain (1930-1959) et Jean-Pierre (né en 1932)cite-ref-5-7-0[7].
Jeunesse et formation (1923-1940)
La famille s'installe à Paris en 1923cite-ref-lemonde-3-1[3].
Dans l'entre-deux-guerres, André Kaminker est — avec Jacques-Paul Bonjeancite-ref-8[8] — journaliste à la station de radio Le Poste parisien. En 1934, il effectue pour la radio française une traduction simultanée d’un discours d'Adolf Hitler prononcé à Nurembergcite-ref-9[9].
Simonne Kaminker fait des études secondaires classiques. Au lycée, elle est la condisciple et l'amie de Corinne Luchaire (1921-1950), qui arrête ses études dès la classe de troisième (vers 1936) et entame une carrière cinématographique.
Au début de la seconde guerre mondiale, Mme Kaminker et ses enfants se réfugient en Bretagne : en 1939-1940, Simone est élève au lycée de Vannes, Saint-François-Xavier, où, de janvier à juin 1940, elle acite-ref-10[10] Lucie Aubrac pour professeur d’histoire.
L'Occupation et l'après-guerre (1940-1950)
En juillet 1940, André Kaminker rejoint la France libre à Londres ; il devient speaker, notamment sur Radio Brazzavillecite-ref-11[11]cite-ref-12[a].
De retour à Paris, Simonne Kaminker doit travailler pour aider sa mère. En septembre 1940, elle est engagée pour 1 400 francs par mois comme assistante de la secrétaire personnelle de Jean Luchaire — père de son amie Corinne Luchaire — un partisan sans réserve de la collaboration, directeur du journal Les Nouveaux Tempscite-ref-lemonde-3-2[3]. Au printemps 1941, elle quitte Les Nouveaux Temps, décidée à faire du cinémacite-ref-lemonde-3-3[3]. Du fait de sa condition de demi-juive et sans la carte du COIC que délivrait la Propagandastaffel, elle commence, avec l'aide de Corinne Luchaire, par faire de la figuration au cinéma, notamment dans Prince charmant et Boléro de Jean Boyer, Les Visiteurs du soir de Marcel Carné, Adieu Léonard de Pierre Prévertcite-ref-lemonde-3-4[3]. Elle choisit alors un nom de scène, en substituant à son nom patronymique celui de sa mère, Signoret, et en supprimant une lettre « n » à son prénom.
En 1943, elle rencontre le réalisateur Yves Allégret. Le 16 avril 1946 naît leur fille Catherine Allégret. Ils se marient à Paris 7e le 27 juillet 1948cite-ref-0-2-1[2] En août 1949, sur un coup de foudre, elle le quitte pour un jeune chanteur découvert par Édith Piaf : Yves Montand, rencontré à Saint-Paul-de-Vence, qu'elle épouse le 22 décembre 1951.
La carrière de comédienne de Simone Signoret est lancée en 1946 par le film Macadam, pour lequel elle obtient le prix Suzanne-Bianchetti de la révélation en 1947. Allégret offre à Simone Signoret ses premiers rôles importants, notamment dans Dédée d'Anvers en 1948 et Manèges en 1950.
Les années 1950
C'est avec d'autres réalisateurs que Simone Signoret accède au rang de vedette, notamment dans Ombre et Lumière d'Henri Calef en 1951 dans le rôle d'Isabelle, Casque d'Or de Jacques Becker en 1952, Thérèse Raquin de Marcel Carné en 1953 et Les Diaboliques d'Henri-Georges Clouzot en 1955.
En 1954, Signoret et Montand achètent une propriété à Autheuil-Authouillet, en Normandie. Cette demeure va devenir un haut lieu pour des rencontres artistiques et intellectuelles amicales. Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Serge Reggiani, Pierre Brasseur, Luis Buñuel, Jorge Semprún y séjournent régulièrement. Le couple affirme des idées de gauche et est bientôt catalogué comme « compagnon de route » du Parti communiste.
En 1954, le couple crée la version française des Les Sorcières de Salem d'Arthur Miller dans une mise en scène de Raymond Rouleau, qui sera portée à l'écran trois ans plus tard (Les Sorcières de Salem), une œuvre qui dénonce le phénomène du maccarthysme. En 1956, ils jouent dans un film de Yannick Bellon, Un matin comme les autres, court métrage sur le problème de l'insalubrité des logements en banlieue. En 1957, Simone Signoret accompagne Yves Montand dans la tournée (triomphale) qu'il effectue dans les pays du bloc de l'Est. Mais ils reviennent déçus par la réalité des pays du « socialisme réel » et prennent dès lors des distances avec le parti, sans renier toutefois leurs convictions politiques.
Après avoir tourné en Angleterre Les Chemins de la haute ville (Room at the Top) sous la direction de Jack Clayton, Simone Signoret part aux États-Unis avec Yves Montand en 1959. Le couple fréquente alors Arthur Miller, qui vient d'épouser Marilyn Monroe. Cette dernière impose Montand à ses côtés dans le film Le Milliardaire (1960) qu'elle s'apprête à tourner avec George Cukor.
Le 4 avril 1960, Simone Signoret reçoit l'Oscar de la meilleure actrice pour sa prestation dans Les Chemins de la haute ville, devenant la première actrice française à recevoir ce prixcite-ref-13[b], puis elle rentre en France tandis qu'une idylle naît entre Yves Montand et Marilyn Monroe. Cette relation prend fin lorsqu'elle est dévoilée par la presse américainecite-ref-14[12]. Il rejoint cependant son épouse après la promotion du film. Lorsque, des années plus tard, un journaliste évoquera avec Simone Signoret la liaison entre son mari et l'actrice américaine, elle répondra qu'elle regrettait simplement que Marilyn Monroe (morte en 1962) n'ait jamais su qu'elle ne lui en avait pas voulucite-ref-15[13].
En septembre 1960, elle signe la « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie », dite Manifeste des 121.
Les années 1960 et 1970
Dans les années 1970, Simone Signoret incarne de nombreux rôles, parfois politiques comme dans L'Aveu de Costa-Gavras en 1970, où Montand incarne le rôle principal, et toujours dramatiques : en 1969 L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville ; en 1971 Le Chat avec Jean Gabin et La Veuve Couderc avec Alain Delon, tous deux de Pierre Granier-Deferre ; en 1973 Les Granges brûlées de Jean Chapot et Alain Delon. Elle tourne également avec la nouvelle génération de réalisateurs, notamment Patrice Chéreau dans La Chair de l'orchidée en 1975 et dans Judith Therpauve en 1978, et Alain Corneau dans Police Python 357 en 1976 (où Montand incarne également le rôle principal).
En 1978, son interprétation de Mme Rosa dans le film La Vie devant soi lui vaut le César de la meilleure actrice alors que le film remporte l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. La même année, elle tourne pour la télévision dans la série Madame le juge.
Dernières années
À partir de 1981, la santé de Simone Signoret, qui a coutume de fumer et boire de l'alcool, se détériore sérieusement : elle subit une première opération de la vésicule biliaire, puis devient progressivement aveugle, atteinte de la cataractecite-ref-16[14], ne distinguant plus à terme que la silhouette des objets. Ses apparitions à l'écran deviennent rares. Elle tourne, entre autres, L'Étoile du Nord avec Pierre Granier-Deferre en 1982, ainsi que deux téléfilms avec Marcel Bluwal : Thérèse Humbert en 1983 et Music-hall en 1985. Une de ses dernières apparitions marquantes a lieu, quelques mois avant sa mort, dans l'émission 7 sur 7 où elle demande à la journaliste Anne Sinclair de présenter le logo de SOS Racisme qui comporte le slogan « Touche pas à mon pote ».
Atteinte d'un cancer du côloncite-ref-17[15], elle subit une intervention chirurgicale en août 1985 et meurt dans sa propriété d'Autheuil le 30 septembre suivant, âgée de 64 ans. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 44) ; Yves Montand la rejoint six ans plus tard, en novembre 1991.
Activité littéraire
Simone Signoret a publié :
• une autobiographie en 1975, La nostalgie n'est plus ce qu'elle était ;
• un autre récit autobiographique en 1979, Le lendemain, elle était souriante… ;
• un roman en 1985, Adieu Volodia.
Vie privée
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Simone a une liaison de plusieurs mois avec l'acteur Daniel Gélin, avant de se lier avec un compagnon de plus de vingt ans son aîné, Marcel Duhamelcite-ref-18[16].
Simone Signoret a été mariée de 1948 à 1951 au réalisateur Yves Allégretcite-ref-0-2-2[2] dont elle a eu une fille, Catherine Allégret, puis, de 1951 à sa mort, à l'acteur et chanteur Yves Montand.
Sa fille Catherine Allégret est devenue comédienne ; son petit-fils Benjamin Castaldi et son arrière petit-fils Julien Castaldi sont devenus animateurs de télévision.
Famille Allégret-Signoret-Montand-Castaldi
Filmographie
Cinéma
Longs métrages
• 1942 : Boléro de Jean Boyer : une employée de la maison de couture
• 1942 : Les Visiteurs du soir de Marcel Carné : une demoiselle du château (non créditée)
• 1942 : Le Voyageur de la Toussaint de Louis Daquin : figurante
• 1942 : Le Bienfaiteur de Henri Decoin : l'employée du journal local
• 1944 : Béatrice devant le désir de Jean de Marguenat : Liliane Moraccini
• 1944 : Service de nuit de Jean Faurez : une danseuse à la taverne
• 1944 : Le mort ne reçoit plus de Jean Tarride : la maîtresse de Firmin
• 1946 : Les Démons de l'aube d'Yves Allégret : Lily, la cabaretière
• 1946 : Le Couple idéal de Bernard Roland : Annette
• 1947 : Les Guerriers dans l'ombre (Against the Wind) de Charles Crichton : Michèle
• 1947 : Dédée d'Anvers d'Yves Allégret : Dédée
• 1950 : La Ronde de Max Ophüls : Léocadie, la prostituée
• 1951 : Casque d'Or de Jacques Becker : Marie, surnommée Casque d'Or
• 1951 : Sans laisser d'adresse de Jean-Paul Le Chanois : une journaliste
• 1961 : Les Amours célèbres, sketch Jenny de Lacour de Michel Boisrond : Jenny de Lacour
• 1962 : Le Jour et l'Heure de René Clément : Thérèse Dutheil
• 1963 : Dragées au poivre de Jacques Baratier : Madame Geneviève
• 1963 : Le Joli Mai de Chris Marker (documentaire) : narratrice
• 1965 : La Nef des fous (Ship of Fools) de Stanley Kramer : la Comtesse
• 1966 : Paris brûle-t-il ? de René Clément : la patronne de bistrot
• 1966 : M15 demande protection (The Deadly Affair) de Sidney Lumet : Elsa Fennan
• 1968 : La Mouette (The Sea Gull) de Sidney Lumet : Irina Arkadina
• 1969 : L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville : Mathilde
• 1971 : Le Chat de Pierre Granier-Deferre : Clémence Bouin
• 1971 : La Veuve Couderc de Pierre Granier-Deferre : Tati Couderc
• 1973 : Rude journée pour la reine de René Allio : Jeanne
• 1978 : Judith Therpauve de Patrice Chéreau : Judith Therpauve
• 1982 : L'Étoile du Nord de Pierre Granier-Deferre : Louise Baron
Courts métrages
• 1946 : Face à la vie de René Chanas
• 1952 : Jouons le jeu, sketch La Jalousie d'André Gillois
• 1952 : Saint-Germain-des-Prés de Marcello Pagliero
• 1953 : Confidences en zig-zag sur l'amour d'André Gillois
• 1955 : Mère Courage (Mutter Courage und ihre Kinder) de Wolfgang Staudte (long métrage inachevé) : Yvette, Lagerhure (de)
• 1969 : Jour de tournage de Chris Marker
• 1971 : Le Deuxième Procès d'Arthur London de Chris Marker (documentaire) : elle-même
Télévision
• 1966 : Bob Hope Presents the Chrysler Theatre : Une petite rébellion (A Small Rebellion) de Stuart Rosenberg (série) : Sara Lescault
• 1970 : Un otage de Marcel Cravenne (téléfilm) : Meg
• 1978 : Madame le juge, écrit par Raymond Thévenin, réalisé par Philippe Condroyer, Claude Barma, Claude Chabrol, Edouard Molinaro, Nadine Trintignant (série) : Élisabeth Massot
• 1983 : Des terroristes à la retraite de Mosco Boucault (documentaire) : voix
• 1986 : Music-Hall de Marcel Bluwal (téléfilm) : Yvonne Pierre
Théâtre
• 1954 : Les Sorcières de Salem d'Arthur Miller, mise en scène Raymond Rouleau, théâtre Sarah-Bernhardt
Publications
Distinctions
Récompenses
• Festival international du film de Karlovy Vary 1957 : meilleure actrice pour Les Sorcières de Salem
• BAFTA 1958 : meilleure actrice étrangère pour Les Sorcières de Salem
• National Board of Review 1959 : meilleure actrice pour Les Chemins de la haute ville
• BAFTA 1959 : meilleure actrice étrangère pour Les Chemins de la haute ville
• Festival de Cannes 1959 : prix d'interprétation féminine pour Les Chemins de la haute ville
• Jussis 1959 : meilleure actrice pour Les Chemins de la haute ville
• Oscars 1960 : meilleure actrice pour Les Chemins de la haute ville
• Primetime Emmy Awards 1966 : meilleure actrice dans un téléfilm où une mini-série pour Bob Hope Presents the Chrysler Theatre, épisode « A Small Rebellion »
• David di Donatello 1978 : meilleure actrice pour La Vie devant soi
Nominations
• Golden Globes 1966 : meilleure actrice dans un film dramatique pour La Nef des fous
• Oscars 1966 : meilleure actrice pour La Nef des fous
• BAFTA 1968 : meilleure actrice étrangère pour MI5 demande protection
Hommages
La chanteuse Nina Simone a choisi son pseudonyme en hommage à Simone Signoret après l'avoir vue dans Casque d'Orcite-ref-brun-lambert-19-0[17].
En France en 2023, on dénombre au moins cent soixante-deux odonymes portant le nom de l’actricecite-ref-20[18], notamment à Paris depuis 1998, la promenade Signoret-Montand, le long du bassin de la Villette (bassin qui relie le canal de l'Ourcq au canal Saint-Martin) dans le 19e arrondissement de Paris.
Serge Reggiani a rendu hommage à Simone Signoret et à son rôle dans le film Casque d'Or avec la chanson Un menuisier dansait (1973). Reggiani y tient aussi le rôle principal masculin.
En 1986, dans son album Ça fait rire les oiseaux, la Compagnie créole publie une chanson intitulée Simone.
Notes et références
Notes
cite-note-12a. ↑ Après la Libération, il travaille comme interprète pour l'ONU en cours de création : cette nouvelle organisation internationale l'envoie en tant qu'observateur au procès de Nuremberg, car on y pratique pour la première fois de manière systématique l'interprétation simultanée ; plus tard, il devient chef interprète du Conseil de l'Europe et participe à la création de l'Association internationale des interprètes de conférence (AIIC) dont il devient le président.
cite-note-13b. ↑ Claudette Colbert, née en France en 1903, a remporté un Oscar de la meilleure actrice en 1935, mais elle était américaine depuis sa naturalisation en 1912, l'année de ses 9 ans. Sa famille avait émigré vers les États-Unis dès 1906,
Références
cite-note-11. ↑ gens-du-cin-males-gens-du-cin-maLes Gens du cinéma, « Fiche d'Henriette Charlotte Simonne Kaminker alias Simone Signoret », sur lesgensducinema.com (consulté le 11 novembre 2023)
cite-note-0-22. d-partementales-des-hauts-de-seine-registre-des-naissances-de-la-commune-d-asni-res-sur-seinearchives-d-partementales-des-hauts-de-seine-registre-des-naissances-de-la-commune-d-asni-res-sur-seineArchives départementales des Hauts-de-Seine - Registre des naissances de la commune d'Asnières-sur-Seine, « Acte de naissance n° 485 du 13 octobre 1905 d'Yves Édouard Allégret », voir les mentions marginales, sur archives.hauts-de-seine.fr (consulté le 11 novembre 2023) : « Marié à Paris 7e le 27 juillet 1948 avec Henriette, Charlotte, Simonne, Kaminker Divorcé de Henriette Charlotte Simonne Kaminker le 23 février 1951 »
cite-note-lemonde-33. siclier1985jacques-siclier1985Jacques Siclier, « Simone Signoret disparaît. Les grands rôles de la vie », Le Monde, 1er octobre 1985 (lire en ligne)
cite-note-1-44. de-paris-17earchives-de-paris-17eArchives de Paris 17e, « Acte de mariage no 1259 Kaminker et Signoret, vue 4/31 », il s'agit de l'acte de mariage des parents de Simone Signoret qui naîtra l'année suivante, sur archives.paris.fr (consulté le 11 novembre 2023) : « Le 17 avril 1920 […] devant nous ont comparu publiquement […] André Kaminker, agent de service de restitution industrielle, né à Saint-Gratien […] le 18 juillet 1888, 31 ans, domicilié 81 avenue [de Malakoff, fils de Henry Kaminker décédé et de Ernestine Hirschler, sa veuve sans profession, domiciliée à Anvers (Belgique) d'une part. Et Georgette Signoret, sténo-dactylographe, née à Paris 17e le 11 janvier 1896, 24 ans, domiciliée 49 avenue des Ternes, fille de Louis Eugène Charles Signoret, artiste peintre et de Célestine Dubois son épouse, sans profession, domiciliés 49 avenue des Ternes, présents et consentants d'autre part […] qu'ils sont unis par le mariage »
cite-note-2-66. ↑ de-paris-17earchives-de-paris-17eArchives de Paris 17e, « Acte de naissance de Georgette Signoret n° 123, vue 21/29 », voir aussi les mentions marginales, sur archives.paris.fr (consulté le 11 novembre 2023) : « Mariée en cette mairie le 17 avril 1920 avec André Kaminker […] Georgette Signoret […] née le 11 de ce mois [janvier 1896] […] fille de Charles Louis Eugène Signoret, 28 ans, artiste peintre, et de Léonie Célestine Dubois, 30 ans, sans profession, mariés […] Légitimée en cette mairie le 8 juin 1897 Décédée à Paris 13e le 2 septembre 1984 »
cite-note-5-77. ↑ balent2015andr-balent2015André Balent, « KAMINKER Jean-Pierre, Henry », Le Maitron, Maitron / éditions de l'Atelier, 23 mars 2015 (consulté le 12 novembre 2023)
cite-note-88. ↑ de-guerre2022m-moires-de-guerre2022Mémoires de guerre, « Fiche de Simone Signoret », sur memoiresdeguerre.com, 15 avril 2022 (consulté le 13 novembre 2023)
cite-note-99. ↑ Marie-France Skuncke et association internationale des interprètes de conférence, Tout a commencé à Nuremberg... : il aurait ainsi inauguré ce type de procédé car, auparavant, les interprétations étaient exclusivement consécutives.
cite-note-1010. ↑ Simone Signoret, La nostalgie n'est plus ce qu'elle était, début du chapitre 2, p. 37.
cite-note-1111. ↑ (en) Jesús Baigorri Jalón, Interpreters at the United Nations. A history, Universidad de Salamanca, 2004, p. 46-52.
cite-note-1412. ↑ eluzia2021marine-eluzia2021Marine Eluzia, « Récit : L'histoire d'amour entre Marilyn Monroe et Yves Montand, le premier scandale people de l'Histoire », sur vanityfair.fr, 2 février 2021 (consulté le 13 novembre 2023) : « Dans les années 1960, les couples Yves Montand/Simone Signoret, et Marilyn Monroe/Arthur Miller se lient d'amitié. Une entente qui tournera au scandale, lorsque l'actrice hollywoodienne et le chanteur français entretiennent une liaison. »
cite-note-1513. ↑ Simone Signoret, La nostalgie n’est plus ce qu’elle était, tout à la fin du chapitre 11, p. 295.
cite-note-1614. ↑ Olivier Rajchman, Simone Signoret: les combats d'une vie, lexpress.fr, 22/08/2015
cite-note-1715. ↑ Catherine Allégret, Les souvenirs et les regrets aussi..., Fixot, 1994, p.258
cite-note-1816. ↑ g-lin1977daniel-g-lin1977Daniel Gélin, Deux ou trois vies qui sont les miennes, Julliard, 1977, p. 61.
cite-note-brun-lambert-1917. ↑ David Brun-Lambert, Nina Simone : Une vie, éditions Flammarion, Paris, 2005 (ISBN 2-08-068693-3).
cite-note-2018. ↑ de-francerues-de-franceRues de France, « Recherche des noms de voies portant le nom de Simone Signoret », sur rues.openalfa.fr (consulté le 13 novembre 2023)
Annexes
Bibliographie
• Joëlle Monserrat, Simone Signoret, Paris, éditions PAC, 1983.
• Catherine David, Simone Signoret ou la Mémoire partagée, Paris, Robert Laffont, 1990.
• Catherine Allégret, Les Souvenirs et les regrets aussi..., Paris, éditions Fixot, 1994, 325 p. (ISBN 2-72428-175-6)
• Jean-François Josselin, Simone, Paris, Grasset, 1995.
• Huguette Bouchardeau, Simone Signoret : Biographie, Paris, Flammarion, 2005, 291 p. (ISBN 2-08068-749-2)
• Emmanuelle Guilcher, Signoret : Une vie, Paris, éditions Privé, 2005.
• Benjamin Castaldi, Dans les yeux de Simone, Paris, Albin Michel, 2010.
• Susan Hayward, Simone Signoret, une star engagée, trad. Samuel Bréan, Paris, L'Harmattan, 2013, 300 p. (ISBN 978-2-343-02002-0) (Édition originale : Susan Hayward, Simone Signoret: The Star as Cultural Sign, Londres-New York, Continuum, 2004)
Documentaires
• Mémoires pour Simone Signoret, de Chris Marker, 1986, film hommage réalisé à la demande de Gilles Jacob après le décès de l'actrice et projeté au Festival de Cannes 1986. Commentaire dit par François Périer. (60 min)
• Elle s'appelait Simone Signoret de Christian Lamet et Nicolas Maupied d'après une idée d'Emmanuelle Guilcher, coproduction Dream Way Productions/INA. Première diffusion le 30 septembre 2010 sur France 5, à l'occasion du 25e anniversaire de la mort de Simone Signoret. Avec la participation de Catherine Allégret, Guy Bedos, Benjamin Castaldi, Fanny Cottençon, France Roche et Anne Sinclair.
• Simone Signoret, figure libre, de Michèle Dominici, 2020, Quark Productions / Arte France.
Liens externes
• Ressources relatives à l'audiovisuel : AllMovie Allociné American Film Institute César du cinéma Ciné-Ressources Filmportal Filmweb.pl IMDb Korean Movie Database Oscars du cinéma Rotten Tomatoes Unifrance
• Ressources relatives à la musique : Discogs MusicBrainz Muziekweb
• Ressources relatives au spectacle : Archives suisses des arts de la scène Les Archives du spectacle
• Ressource relative à la vie publique : Documents diplomatiques suisses 1848-1975
• Ressource relative aux beaux-arts : National Portrait Gallery
• Ressource relative à plusieurs domaines : Radio France
• Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica Brockhaus Den Store Danske Encyklopædi Deutsche Biographie Dictionnaire universel des créatrices Gran Enciclopèdia Catalana Hrvatska Enciklopedija Internetowa encyklopedia PWN Larousse Nationalencyklopedin Munzinger Store norske leksikon Treccani Universalis
• Notices d'autorité : VIAF ISNI BnF (données) IdRef LCCN GND Italie CiNii Espagne Belgique Pays-Bas Pologne Israël NUKAT Suède Australie Norvège Tchéquie
• Simone Signoret, sur le site de l'INA
• rajchman2015olivier-rajchman2015Olivier Rajchman, « Simone Signoret: les combats d'une vie », L'Express, 22 août 2015.
• Guillemette Odicino, Les 100 ans de Simone Signoret, femme libre au cœur audacieux, Télérama, 25 mars 2021.
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